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Charlotte Bletton, professeur de flûte traversière

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Le grand choix

Charlotte Bletton, professeur de flûte traversière, stage de musique Accordissimo

Je suis née dans une famille de musiciens amateurs. Du côté de ma mère, des pianistes, et du côté de mon père, organiste, chef d'orchestre, violoniste ! J'ai toujours beaucoup aimé le piano et j'ai d'ailleurs commencé par cet instrument, mais j'avais beaucoup trop de professeurs (ma grand mère, ma mère, l'ancien professeur de ma mère !) Un jour, j'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai annoncé à tout le monde que je voulais faire de la flûte traversière. Plus facile à transporter qu'un piano tout de même ! J'aime tous les instruments, mais j'avais besoin que le son soit une continuité de mon souffle et de moi-même, et le son de la flûte m'avait toujours attiré. Elle imite les oiseaux, on peut jouer avec le souffle, cet instrument multi facettes !

La pédagogie nord américaine 

Charlotte Bletton, professeur de flûte traversière, stage de musique Accordissimo, la pédagogie nord-américaine
 
J'ai habité au Canada pendant 7 ans, et pendant ces années, j'ai étudié la flûte traversière avec une professeure incroyable, Marie-Andrée Benny, au conservatoire de Musique de Montréal. J'ai cotoyé une autre culture, et aussi une autre façon d'enseigner, une autre façon de transmettre.  J'ai été conquise et je dois dire que cela m'a donné le goût de l'enseignement . Avec bienveillance, je veux que chacun de mes élèves débutant, moyen, grand, soit investi et se fasse une opinion, un avis, musical ou esthétique. Peu importe qu'on fasse de la musique en amateur, ou professionnellement, je pense que c'est important d'avoir une culture musicale et les outils de pouvoir aimer ou non une musique, un interprète. Avec mes élèves au conservatoire et dans les différents stages où je suis invitée, j'essaie de transmettre moi aussi cette façon de faire.  

L’adrénaline moteur

Charlotte Bletton, professeur de flûte traversière, stage de musique Accordissimo, souvenir de Pierre Boulez
 
Ayant été sélectionnée pour participer à l’académie du festival de Lucerne en suisse, j’ai eu la chance de pouvoir travailler avec Pierre Boulez. J’avais évidemment déjà vu le grand homme diriger, mais quelle émotion quand il s’est retrouvé devant moi. Le mandarin merveilleux de Bela Bartok, cette œuvre qu'il avait dirigée, enregistrée, et le voici devant nous ! J’ai eu des frissons dès la première lecture. Mon autre moment adrénaline est récent. En effet, à l’automne dernier, l’Opéra de Paris  m’a appelé pour venir jouer au pied levé, la première représentation du sacre du printemps dirigé par Esa-Pekka Salonen. Quelle adrénaline d’être assise dans cette fosse si près des danseurs, avec ce grand chef, alors que 2 heures avant j’avais prévu une petite soirée tranquille chez moi ! Je recommence demain s’il le faut !!!