Histoire de musicienNotes de musicien

Échange avec Thomas et Noémie

À la rencontre de la communauté Accordissimo, musiciens amateurs, professeurs d’instruments, artistes et parents de musiciens.

Thomas Veit est musicien amateur et père de famille. Régulièrement ses enfants et lui profitent des séjours Accordissimo. Sa fille Noémie a suivi le cursus découverte l’an passé et apprend aujourd’hui le  violoncelle. La rencontre fut donc, cette fois, collective et familiale : portrait du père et de sa fille cadette.

Notes de musicien - Le blog d'Accordissimo - Noémie et Thomas Veit, violoncellistes
Noémie et Thomas Veit, violoncellistes amateurs

Commençons par le commencement, dans votre famille, qui est qui et qui joue de quoi ? 

Il y a 4 musiciens dans la famille  : Timothée a 12 ans et joue du violon, c’est lui qui a lancé la pratique des cordes frottées ! Maël a 10 ans et joue de l’alto, Noémie a 8 ans. Elle s’est mise au violoncelle tout récemment. Voilà pour les enfants, et moi c’est Thomas, j’ai 43 ans et je joue du violoncelle depuis trois ans.

Thomas, quel est votre rapport à la musique ? Depuis quand pratiquez-vous ? 

Moi et la musique, c’est une longue histoire ! Je remercie mes parents qui m’ont permis de m’y initier, car, pour eux, il était important que j’aie une formation musicale. J’ai passé la première partie de mon enfance en Allemagne et c’est là-bas que j’ai commencé, à 5 ans, la flûte à bec. À mon arrivée en France, j’ai pu profiter du piano qui était dans la maison de mes grands-parents… j’en ai fait jusqu’à mes 14 ans. Je prenais des cours, mais en dilettante, sans travailler sérieusement. J’ai fini par arrêter au lycée pour faire ensuite de la guitare en autodidacte, vers 20 ans, car ce que j’aime, c’est jouer avec les autres. A l’époque, donc,  je jouais avec une amie clarinettiste, puis j’ai fait du chant…Je me suis mis au violoncelle pour jouer avec mes enfants. C’est donc beaucoup plus récent.

La musique est très importante dans ma vie et je veille à transmettre cette passion à mes enfants, notamment le goût pour la pratique collective qui me semble très bénéfique : savoir s’écouter, apprendre à jouer ensemble…

Le cadre familial devient donc propice à ces moments de partage …

Oui, en ce moment je joue un duo de Bréval avec Timothée et un duo d’Offenbach, dans une transcription pour alto, avec Maël. Ils y prennent un certain plaisir, je crois, et moi aussi, évidemment.

Comment chacun est-il venu à la musique au sein de la famille ? 

Dans l’ordre de la fratrie, assez logiquement ! Ça a commencé par Timothée qui a fait de l’éveil musical au conservatoire de Meudon, puis il a choisi le violon… Maël et Noémie ont suivi le même parcours. On les a laissés libres de choisir, même si j’avoue avoir fortement souhaité que Noémie apprenne le violoncelle, pour faciliter le choix du répertoire en famille. Plus simple, en effet, que si elle avait choisi le basson ou la batterie !

Comment s’organisent les pratiques de chacun ?

De manière très simple : les enfants sortent de l’école, tout le monde rentre à la maison vers 18h et la soirée commence : faire son instrument pendant 20 à 30 minutes, puis se doucher, manger et aller se coucher. C’est notre petit rituel. Mais depuis le début de la crise sanitaire et le télétravail, tout le monde est à la maison ; c’est donc un peu plus désorganisé ! Chacun travaille son instrument quand il le peut. La pratique collective est malheureusement plus rare que le travail individuel. Tout le monde prend des leçons hebdomadaires et tâche donc, prioritairement, de travailler ses exercices et le morceau demandé par son professeur. 

Moi je joue plutôt entre 20 et 21h, je tâche de faire attention aux voisins et de ne pas faire de violoncelle trop tard…

Qui est le plus assidu ? 

Question difficile, en tout cas, ce n’est pas moi ! Les enfants travaillent leur instrument tous les jours, alors que moi, il m’arrive de laisser passer quelques journées. Le plus passionné semble être Maël ; il adore la musique, le chant, la danse et s’amuse sur le logiciel Musescore. Je le recommande d’ailleurs, c’est un outil très pratique pour pouvoir bénéficier d’un accompagnement en travaillant avec une partie de piano par exemple… Maël adore faire ça !

Et le plus bruyant ?! 

Timothée car il joue sur un violon entier depuis quelques mois… et c’est aigu le violon ! 

Je répondrais donc Timothée pour le volume et Maël pour la fréquence, car c’est lui qui joue le plus souvent…

Et toi, Noémie, raconte-nous ton expérience de musicienne…  

Je pensais au départ apprendre un instrument à vent mais, comme je voulais aussi jouer en famille, le violoncelle m’a semblé plus adapté ! Je voulais surtout faire de la musique avec mes frères, mon papa et être en orchestre avec eux.

Quels instruments avais-tu pu essayer lors du cursus Découverte proposé par Accordissimo ? 

Le violoncelle, la contrebasse, la clarinette… Beaucoup d’instruments en fait. J’ai ensuite pris des cours de violoncelle au conservatoire. C’est ma première année, mais au bout de deux semaines seulement , hop, je faisais déjà un stage Accordissimo !

Qu’aimes-tu particulièrement dans cet instrument ? Sa forme ? Le son ? L’archet sur les cordes ?

J’aime bien le son de l’instrument, mais bizarrement je préfère ses aigus … parfois on peut aller très loin sur la touche pour faire des sons aigus sur un violoncelle. Oui, j’aime les sons rapides et aigus !

Thomas, comment avez-vous découvert ces séjours musicaux ?

Il y a 3 ans, alors que je débutais le violoncelle, j’avais très envie de faire une semaine de musique. J’ai cherché des stages et il en existe beaucoup… mais certains étaient trop loin, d’autres ne proposaient pas de logement. J’avais par ailleurs rencontré Emile Bernard en tant que professeur et il m’avait parlé des séjours. Un an après, j’ai vu qu’il y avait ces séjours Accordissimo, à côté de chez nous : 20 minutes en voiture, pension complète, pas de problème de trajet, cadre accueillant… C’était parfait !

Concrètement, comment ça se passe là-bas ?

C’est assez “chacun pour soi”, on se voit peu et c’est très bien comme ça ! Mes enfants y vont d’ailleurs souvent sans moi, car je ne peux pas faire autant de stages qu’eux… On ne joue pas ensemble, je joue avec les autres adultes et eux jouent avec leurs copains… Ils sont en larmes en repartant, tellement ils vivent de beaux moments. C’est donc une expérience familiale, parce qu’on y va au même moment, mais chacun est dans son monde et profite à sa manière. Nous avons quand même travaillé des morceaux qui viennent d’Accordissimo. Pirates des Caraïbes en trio, dans une version arrangée par Thibault Sellier, est devenu notre tube !

Quel est ton plus beau souvenir à Accordissimo, Noémie ? 

Le feu de camp avec les chamallows grillés, je ne l’oublierai jamais !  J’aime bien aussi l’orchestre… À chaque stage je me fais des copains et copines, j’aime bien jouer avec les garçons, au basket notamment.

Et vous, Thomas ?

Le souvenir le plus émouvant reste le premier concert de fin de séjour, c’était dans la grande salle. Moi j’étais dans le public et j’ai vu que Maël était plongé dans la musique… ça m’a vraiment ému de voir mes enfants emportés par la beauté des sons, dans cet état méditatif… J’étais dans un rôle de spectateur à ce moment-là, mais j’avais moi aussi été plongé dans cette atmosphère pendant une semaine et cela a dû renforcer la beauté de l’instant. Accordissimo c’est ce bain de musique…

Quel est pour vous le MOT qui représente le mieux Accordissimo ?

PARTAGE, mais aussi ACCESSIBILITÉ. Il s’agit de séjours accessibles, absolument pas élitistes. Et  BIENVEILLANCE aussi.

À qui conseilleriez-vous Accordissimo et pourquoi ?

À tout le monde ! Évidemment aux enfants (du coup, je donne la recommandation aux parents ! ). Les animateurs sont formidables et les enfants s’amusent toute la journée, jusqu’aux soirées… Pour des enfants musiciens c’est idéal de pouvoir avoir des cours tous les jours et de la pratique collective (orchestre, musique de chambre, ateliers de rythme, chorale…) Que faut-il de plus ? 

Les séjours sont aussi adaptés aux adultes, notamment pour des débutants tardifs comme moi. On peut venir avec n’importe quel niveau. On s’amuse, on fait des rencontres : j’ai rencontré des personnes avec qui je joue parfois et avec qui je reste en contact.

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