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L’histoire de l’orchestre occidental

On vous dit (presque) tout sur l’histoire de l’orchestre… Accrochez-vous, c’est surtout l’histoire d’un accroissement !

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Orchestre or not orchestre ?

Le terme d’orchestre renvoie avant tout à une réunion de différents instruments pensée comme une masse, et non comme une addition de solistes. De ce point de vue, les formations orchestrales s’opposent donc aux formations dites « de chambre » parmi lesquelles se trouvent les duos, trios, quatuors, quintettes, sextuors et septuors… 

A partir de 8 instruments, la frontière commence à devenir floue, parce qu’au-delà du nombre d’instruments, c’est surtout une question d’écriture. C’est ce qui permet d’affirmer que l’Octuor de Schubert, par exemple, n’est pas un effectif orchestral, mais que d’autres pièces pour 8 instruments, pensées, elles, comme un tout plus organique, le sont.Pour découvrir l’Octuor de Schubert (avant de passer aux pages orchestrales !)  :

Savoir varier les plaisirs

Il y a, dans la musique occidentale, différents types d’orchestres : le grand orchestre symphonique qui réunit les quatre familles d’instruments, l’orchestre d’harmonie (bois, cuivres et percussions), la fanfare (cuivres, saxophones et percussions) ou le simple orchestre à cordes. À chacun ses règles d’orchestration, son timbre et son répertoire. Chacune de ces formations offrent des expériences différentes pour le musicien. Les joies de l’orchestre à cordes ne sont pas les mêmes que celles de l’orchestre symphonique. C’est la raison pour laquelle il faut tester ! L’enveloppe sonore, les perceptions, les relais de timbre, la manière de s’insérer dans le tissu global sont des expériences fondatrices pour un musicien.

Ecoutez plutôt  : 

  • Un exemple de page d’orchestre symphonique :  la 4ème symphonie de Mahler :
  • Un exemple de page d’orchestre à cordes : le Divertimento K136 de Mozart : 

Bébé orchestre deviendra grand…

Les 24 violons du Roi de Lully, à la Cour de Louis XIV, est traditionnellement cité comme le premier orchestre de l’histoire. Progressivement, l’ensemble s’est étoffé avec les bois (au départ par 2). Si le XVIIIème siècle a stabilisé des formes et a donné naissance aux grands genres symphoniques, le XIXème siècle est l’époque de l’accroissement de l’orchestre. A la fin du romantisme, les effectifs sont colossaux ! Aujourd’hui, nous adaptons l’effectif à l’œuvre jouée. Tout cela est précisé au début de la partition, dans ce qu’on nomme la “nomenclature”. 

Pour découvrir les secrets de l’orchestre, nous vous recommandons l’ouvrage de Christian Merlin, Au cœur de l’Orchestre (Fayard). C’est également le nom de son émission sur France Musique.
A ceux qui préfèrent écouter des podcasts, c’est ici : 

https://www.francemusique.fr/emissions/au-coeur-de-l-orchestre

Nous vous conseillons prioritairement :

  • Sur le métier de chef d’orchestre :
  • Sur les instruments spéciaux:

Pour les petits et les grands, Pierre et le loup de Sergueï Prokofiev vous permettra de découvrir (ou de redécouvrir) quelques timbres. A chaque personnage de l’histoire, son instrument :

Pour les plus curieux, sachez que nombreux sont les chefs d’orchestre à avoir écrit des mémoires et des autobiographies qui, souvent, recèlent d’anecdotes et vous permettent de vous immerger dans le monde de l’orchestre. 

A ceux qui ont une pensée plus analytique ou aux apprentis compositeurs, le Traité d’orchestration d’Hector Berlioz est une véritable bible : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_d%27instrumentation_et_d%27orchestration

Dans sa partie qui analyse chaque timbre de l’orchestre, voici, par exemple, ce qu’il écrit sur l’alto : 

“ Son timbre attire et captive tellement l’attention qu’il n’est pas nécessaire d’en avoir dans les orchestres  un nombre tout à fait égal à celui des seconds violons, et les qualités expressives de ce timbre sont si saillantes que, dans les très rares occasions où les anciens compositeurs le mirent en évidence, il n’a jamais manqué de répondre à leurs attentes…”

Vous ne preniez pas vraiment l’alto au sérieux ? Berlioz va vous le faire aimer ! Dans Harold en Italie, notamment, œuvre composée en 1834 et dédiée à Humbert Ferrand, un ami intime du compositeur, l’alto est merveilleusement mis en valeur. Il s’agit en effet d’une œuvre entre la symphonie et le concerto pour alto. Une leçon magistrale d’orchestration ! 

Harold est à écouter ici : 

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